Visite de la miellerie Grange – 10 septembre 2011

1) La miellerie :

2) Des visiteurs studieux :

3) Cadres en sortie de ruche :

4) Désoperculer avant la récolte du miel :

5) Récolte du miel en sortie de centrifugeuse :

Pierre Grange a une formation de BTA vache laitière, qu’il a terminé en 1982. Son père ainsi que
son oncle, tous deux viticulteurs, étaient aussi apiculteurs amateurs. Il s’est donc naturellement tourné vers l’apiculture à la fin de ses études. En effet, la production laitière étant soumise à une forte sélection génétique qu’il récuse, il décide d’abandonner cette voie.
Pratiques :
Pour les ruches
– A mi-mars, pose des hausses (partie supérieure de la ruche qui est récoltée).
– De mi-mars à mi-mai, reconstitution des essaims et première récolte en fin de période.
– Début juin, début des transhumances pour les miels de châtaigner, de lavande (pas de contrôle de résidus de pesticides réalisés) et de sapin.
– La dernière récolte a lieu mi-septembre.
– Fin septembre, traitement contre le varroa, par 2 méthodes :

  • Lanières de Apivar (constituées d’amitraze, un pesticide).
  • Lutte par méthode de permaculture sur petites quantités de ruches (à l’aide de poules).

– Fin de l’automne, pose d’une grille devant la ruche pour limiter les déplacements et il nourrit ses abeilles par :

  • Un sirop acheté sur le marché.
  • Un mélange « maison » à base de miel.

– Fermeture de la ruche pour 5 mois.
De façon générale, il n’utilise que des abeilles de chez lui. Il reproduit ses abeilles par l’ancienne méthode, l’essaimage artificiel.
Pour la miellerie :
Désoperculation des cadres
Centrifugation des cadres
Filtrage sur toile de nylon
Décantation
«Empoteillage»

Matériel :
Utilisation de ruche Dadan à 10 cadres, en bois, peint à l’extérieur avec une peinture spéciale ruche (contenant de l’aluminium). Il n’utilise ni de peinture bio ni d’huile de lin, deux produits utilisés en bio.

Traitements sur les ruches :
Aucun antibiotique n’est appliqué. Il n’y a pas de traitement contre la loque. Si l’essaim touché n’est pas assez résistant pour survivre, il l’élimine. Il n’utilise pas d’acide formique ni d’acide oxalique, deux composées organiques, utilisés en bio, mais dangereux pour la santé.

Commercialisation :
Vente directe par livraison ou par magasin de producteur.

Avis : dans le métier depuis très longtemps, il semble être une personne sérieuse dans son travail. Il recherche des techniques alternatives dans le souci d’obtenir des produits les plus sains possibles. Sa longue expérience nous assure d’avoir des produits de haute qualité (gustative et nutritionnelle). Il fut agréablement surpris du fonctionnement des AMAP qu’il ne connaissait pas (engagement sur 6 mois, possibilité de pouvoir planifier les quantités nécessaires).

Proposition : sachant qu’il vend du miel de lavande, venant d’une culture agricole soumise à une pression phytosanitaire, nous pouvons lui proposer qu’il procède à un contrôle d’absence de résidus de pesticides dans son produit fini en laboratoire (ceci est obligatoire en AB).

Updated: 09/07/2014 — 5:41
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